Sobriété numérique et performance globale des PME : effets médiés par le capital informatique visible et invisible
Résumé
Les PME sont incitées à réduire l’empreinte environnementale de leurs infrastructures et usages numériques, mais la littérature documente encore peu leurs effets sur la performance globale et les mécanismes par lesquels cela se matérialise. Cette recherche examine comment les facteurs technologiques, organisationnels et environnementaux (cadre Technologie–Organisation–Environnement, TOE) influencent la performance globale des PME via le développement d’un capital informatique vert, distingué en composantes visible et invisible. Une enquête quantitative a été menée auprès de 380 PME françaises à partir de données auto-déclarées. Des analyses de régression et de médiation montrent que les trois dimensions du cadre TOE sont significativement associées à la performance globale, et qu’une part substantielle de ces effets transite par le capital informatique vert. Les résultats indiquent que la médiation par le capital invisible est systématiquement plus forte que celle du capital visible : les investissements et dispositifs technologiques créent un potentiel, mais la conversion en performance globale dépend principalement des compétences, routines et dispositifs organisationnels qui permettent leur appropriation et leur mise en œuvre effective. Cette étude souligne l’importance, pour les PME, d’articuler solutions numériques plus sobres et renforcement des ressources organisationnelles afin d’améliorer simultanément durabilité et performance.
Mots clés
Sobriété numérique, Pratiques de sobriété numérique, Capital informatique visible, Capital informatique invisible
